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Version #01 :: Ambrelune, la Cité Souterraine


 

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 Robes de satin et dessous de soie [Eldar]

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Perlaë

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MessageSujet: Robes de satin et dessous de soie [Eldar]   Sam 3 Mai - 19:40

Lorsque Perlaë ouvrit les yeux, elle eut l’impression de s’être égarée dans un rêve. Non pas une de ces rêveries douces et mièvres, emplies de mondes idylliques et d’amours sincères, mais un de ces rêves étrange et fantastique, d’action et d’aventure, où tout peut arriver. Etait-ce à cause de cet immense lit à baldaquin aux draps de soie, sur lequel elle était allongée ? Ou était-ce à cause de cette immense chambre où toutes les pièces semblaient s’être mélangées ? Un bureau couvert de cartes et d’objets étranges qu’elle n’avait encore jamais vus, une immense armoire de bois qu’elle s’imaginait déjà remplie de trésors inimaginables, une grande table recouverte d’une nappe blanche, et… une baignoire, emplie d’eau chaude et de mousse. Elle n’aurait su exactement dire où elle se trouvait, mais elle était persuadée qu’elle n’était pas au palais. Alors que dans l’immense demeure des démons flottait une atmosphère de décadence et de vices, c’était une toute autre sensation que la jeune femme retrouvait ici. Mais laquelle ? Doucement, elle se releva, et posa un pied par terre. Par terre qui était d’ailleurs fait de bois, et non de marbre ou de dalles, comme au palais, ce qui la confirmait dans son hypothèse : elle ne connaissait pas cet endroit. Et pourtant, elle n’était nullement effrayée. Légèrement angoissée, certes - après tout, elle ne pouvait pas s’empêcher de se poser des questions : où était-elle, que faisait-elle ici ? -, mais comparé à la terreur qu’elle avait ressentie lors de son arrivée à Esod, ce n’était rien.

Ce ne fut que lorsqu’elle se passa la main dans ses boucles brunes, et qu'elle les senties collées par une substance sèche et inconnue, que la mémoire lui revint soudain. Du sang. Un éclair, une lame. Sa fuite, son agression, son sauvetage, son agresseur mort, et… Le Capitaine Eldar. Etait-ce lui qui l’avait amenée ici ? Où était-il à présent ? Que s’était-il passé ? Le cœur battant subitement d’un rythme saccadé, l’humaine regarda autour d’elle, comme pour vérifier si le démon n’était pas caché dans un coin sombre de la pièce, l’observant silencieusement tout en ricanant intérieurement. Rien. Personne. Elle était seule, complètement seule. Quelques peu désorientée, elle se mordit brièvement la lèvre, avant de constater qu’elle ne portait plus son manteau brun. Apparemment, on le lui avait retiré avant de l’allonger sur ce lit, et de poser le vêtement sur une petite chaise près de l’armoire. Ce qui étonnait quelques peu Perlaë. Si le Capitaine avait été d’une galanterie parfaite à son égard – et puis, il lui avait sauvé la vie, n’oublions pas -, le pirate lui avait également donné l’impression d’être ce que l’on appelait couramment sur Terre un « Don Juan ». Et, inquiétudes –ou fantasmes ?- d’une jeune innocente, elle l’imaginait sans trop de difficultés en train de l’observer dans son sommeil, dénudée et allongée sur ces draps soyeux. Instinctivement, elle serra un bras contre les rondeurs féminines de sa poitrine, comme pour se protéger d’un regard inexistant. Allons, du calme. Après tout, elle avait encore sa robe. Et puis, si il avait tenté plus… Elle se serait réveillée, non ? Pas vraiment rassurée, la belle esclave inspira profondément, avant de regarder autour d’elle et de s’avancer dans la pièce.

Oh. Etait-ce la mer ou bien… ? Impossible, Esod n’était pas situé près d’une quelconque côte. Pourtant, c’était bien de l’eau qu’elle voyait, à travers les immenses fenêtres aux cadres dorés. Alors, qu’était-ce ? Un lac ? Un fleuve, une rivière ? Subjuguée, Perlaë se mit sur la pointe des pieds et s’appuya contre le rebord de bois, pour ensuite se pencher vers les vitres. C’était bien dans un fleuve, ou tout du moins un immense cours d’eau, que baignait le bateau dans lequel elle se trouvait.
Le bateau ?
Clignant des yeux, elle recula subitement, réalisant ce qui se passait. Mais oui ! Le démon s’était présenté en tant que Capitaine. Il devait donc bien posséder un navire ! Avait-il l’intention de la prendre comme esclave, à son tour, et de l’emmener avec lui à bord de son bâtiment, loin de ce monde hostile ? Un frisson parcouru la peau laiteuse de la jeune femme. Elle qui avait toujours rêvé d’aventure, de prendre la mer, et de découvrir le monde… sans jamais oser se l’avouer, même dans ses rêves les plus fous. Mais l’idée de se retrouver à nouveau sous le joug d’un prétendu maître la révulsait. Et si ce bateau pouvait l’emmener loin d’Esod, ce n’était pas la liberté qu’elle recherchait. Elle, ce qu’elle voulait, c’était retrouver son monde.
Mais d’un autre côté… Qu’est-ce qui l’attendait là-bas ?
Douloureux souvenirs. Fermant les yeux, elle esquissa un sourire amer, avant de rouvrir. Et de cligner de ses longs cils ourlés, ses beaux yeux d’océan écarquillés de stupeur. Reposant sur un petit meuble de bois sculpté, comme si elles avaient toujours été là, n’attendant que sa venue, se trouvaient une dizaine de robes aux couleurs chatoyantes et aux étoffes somptueuses. Cela, jamais Perlaë n’aurait osé l’imaginer, et encore moins l’espérer. Car, si aux toilettes coûteuses et luxueuses, parsemées de pierreries et de soieries, elle préférait la simplicité d’une douce étoffe blanche ou bleue, à la coupe simple, délicate, voir autant de luxe et de beauté étalé devant ses grands yeux ébahis, n’était qu’une pure invitation à la séduction et à la rêverie. Car il n’était guère difficile de s’imaginer vêtue d’une telle robe et de se prendre pour une grande dame de la cour. Car là-dedans, même la plus pauvre des soubrettes aurait eut l’allure d’une reine. Subjuguée, la jeune humaine passa doucement le bout de ses longs doigts blancs le long d’une étoffe aux reflets mordorés, n’osant vraiment la toucher, de peur de voir le vêtement se briser sous sa main. Et ce ne fut qu’à cet instant qu’elle remarqua la lettre. Négligemment posée à côté des robes, au vu et au su de tout le monde, il était évident qu’elle lui était destinée. Du moins, c’était ce qu’elle pensait. Car si le démon avait voulu cacher quelque courrier personnel, il n’aurait pas laissé traîner cette feuille au beau milieu de la pièce. Ce fut donc d’une main tremblante que Perlaë se saisit du parchemin, curieuse d’en lire le contenu.

Chère Damoiselle, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à bord du Styx.
Je vous ai fait préparer un bain, ainsi que quelques toilettes, afin que vous puissiez vous laver et vous changer, si vous le désirez. Je reviendrais quand vous serez prête.
Votre dévoué Capitaine,
Eldar


Abasourdie, elle reposa la note là où elle l’avait trouvée. Mais que… Pourquoi tant d’attention et de gentillesse ? Certes, elle s’était évanouie, et pratiquement dans ses bras, certainement. Pourtant, il aurait pu se contenter de l’abandonner en pleine rue, la laissant seule à son sort. Que signifiait tout ceci ? Qu’attendait-il d’elle ? Inutile de préciser que, en cet instant, la perplexité et le doute de la jeune femme étaient au plus haut. Que devait-elle faire ? Obéir ? Jetant un coup d’œil à la baignoire d’un blanc étincelant qui se trouvait à sa gauche, elle se mordit doucement la lèvre. Il était vrai que la tentation était forte. Surtout après ce qui venait de lui arriver –elle sentait encore le sang dans ces cheveux, et cette sensation la révulsait-, un bon bain ne lui ferait pas de mal, ne serait-ce que pour se détendre. Mais d’un autre côté, elle avait l’horrible impression d’abuser de l’hospitalité de son hôte. Chose ridicule en soi, puisque c’était lui qui le lui avait proposé. Ce fut donc après un bref débat contre elle-même que l’esclave aux boucles brunes s’avança vers la pièce d’eau pour tremper ses le bout de ses doigts dans l’eau : ni trop chaude, ni trop froide, juste à la bonne température. Comme si le capitaine avait su à l’avance l’heure exacte où elle se serait réveillée. Ce fut donc avec un sourire indescriptible sur son doux visage qu’elle fit glisser la manche de sa robe blanche le long de son épaule, tout en murmurant pour elle-même :

- Capitaine Eldar, vous êtes décidément quelqu’un de surprenant…

***


Ce fut finalement avec une délicieuse sensation de sérénité, de bien-être, mais surtout, de propreté, que Perlaë quitta presque à regret l’eau chaude du bain. Et ce fut avec pour seuls vêtements que sa nudité qu’elle fit quelques pas dans la cabine, avant de se saisir du drap de bain qu’elle avait au préalable posé non loin de la baignoire –les hommes ne peuvent pas non plus penser à tout-. Essorant tout d’abord ses boucles aux gourmands reflets chocolatés afin de ne pas mouiller le plancher, l’esclave s’enveloppa ensuite dans la serviette légèrement humide avant de faire couler l’eau. Comment le démon avait-il réussi à installer une baignoire dans son bateau, ainsi qu’à y faire apporter de l’eau, ça, elle n’en savait rien. De toutes manières, elle finissait presque par ne plus s’étonner de toutes les étrangetés de ce monde. D’ailleurs, la fragile humaine n’aurait pas hésité à parier qu’il y avait quelque magie là-dessous. En tous cas, une fois sèche et la serviette rangée, ce fut entièrement nue, sa chevelure encore humide lui coulant jusqu’au creux de ses reins. Terriblement innocente, terriblement désirable. Et quiconque aurait surpris cette beauté nue dans cette pièce n’aurait sûrement pas longtemps réfléchit avant de lui sauter dessus. Pourtant, elle était seule, totalement.
Du moins, elle le croyait.

Ce fut donc avec candeur et délices qu’elle se plut à essayer toutes les merveilles de tissu qui lui étaient proposées, non sans une certaine gêne et un certain… respect ? envers ces robes qui avaient sûrement du appartenir à démones, succubes, courtisanes, ou femmes tout simplement bien plus haut placées qu’elle. Et, en empruntant momentanément ces habits qu’elle n’aurait jamais pu revêtir en temps normal, la jeune femme se sentait comme une imposteur, une actrice, obligée à jouer un rôle qui n’était pas le sien. Et d’un autre côté… cette sensation de liberté, de pouvoir était tout simplement… grisante. Ainsi vêtue, parfumée, elle se sentait comme une grande dame, une princesse. Elle se sentait… belle. Et pour une fois, la toute première fois de sa vie, l’envie de plaire passa dans l’esprit de l’innocente humaine. Ne serait-ce que pour elle-même, ne serait-ce que pour honorer le capitaine et le remercier de ce qu’il avait fait pour elle.

***


Au bout d’un long moment, Perlaë jeta un regard interrogateur à son reflet, qui lui adressa un sourire timide, mais satisfait. Ses cheveux étaient légèrement relevés, attachés juste par un peigne en or finement ciselé sur le haut de sa nuque et coulaient en une cascade de boucles soyeuses qui se déversait jusqu’au bas de ses épaules. Epaules dont la naissance était dévoilée par l’ample col de la robe en soie d’un rouge grenat qu’elle portait et qui n’était pas, contre toute attente, décolletée devant, mais derrière, dévoilant toute la perfection de son dos d’albâtre pour s’arrêter à la cambrure de ses reins. L’étoffe continuait ensuite jusqu’à ses graciles chevilles, moulant légèrement ses cuisses pour ensuite s’évaser, laissant libre cours à ses jambes de danser si elle le souhaitaient. Quand aux manches, elles étaient fendues jusqu’à hauteur de coude, dénudant ses avant-bras délicats, ainsi que ses fines mains qui s’affairaient à dompter une mèche rebelle. Unique fait témoin du naturel simple et pur de la jeune femme, aucun bijou ne venait compléter ce charmant tableau, si ce n’est l’éclat mutin des deux saphirs brillants au milieu de son beau visage. Aucun maquillage non plus, d’ailleurs, si ce n’est qu’une légère trace de rouge à lèvre pour raviver l’éclat de sa bouche, et un discret trait de crayon noir pour souligner ses yeux d’océan. Rien de plus, rien de moins. Elle se sentait déjà assez mal à l’aise ainsi, mais au moins, elle ne ferait pas honte au capitaine. Capitaine qu’elle appela d’ailleurs finalement en se retournant, faisant quelques pas vers la porte de bois qui marquait l’entrée de la cabine :

- Capitaine Eldar ? Je suis… prête.

Elle ne savait exactement pourquoi, mais elle était prête à parier que, au moment même où elle prononcerait ces mots, le démon entrerait. Et son intuition fut vérifiée lorsque l’esclave vit la porte tourner lentement sur ses gonds, laissant apparaître la silhouette peu connue, et pourtant familière du propriétaire du bâtiment. Le cœur battant, Perlaë se mordit légèrement la lèvre, et, le regard rivé au sol, lâcha ces quelques mots, sans même laisser à son sauveur le temps de prendre la parole :

- Je vous suis infiniment reconnaissante de tout ce que vous avez fait pour moi, je ne sais comment exprimer ma gratitude.

Evitant toujours délibérément de le regarder, elle inspira profondément, reprenant son souffle. Mieux valait éviter de trop en dire, de se trahir, de se dévoiler, pour ensuite se mettre dans une situation délicate. Elle ignorait ce qu’il lui voulait, pourquoi il faisait tout ceci pour elle. Mais, si elle voulait éviter de trop se familiariser avec le démon, ce n’était pas non plus une raison pour se montrer froide comme la glace, ce qui aurait été d’une impolitesse… D’autant plus qu’elle ne tenait à l’énerver, et encore moins le fâcher, ce qui se serait révélé horriblement dangereux.

- Pardonnez mon impolitesse, mais… Pourquoi faites-vous tout ceci ? Pour moi, je veux dire. Rien ne vous y obligeait…

Pauvre petite humaine. Un souffle, un murmure tremblant. Puis un regard, timide. Peu rassurée ? C’est normal. Qui l’aurait été, dans une situation pareille ? Et pourtant, c’était délicieusement… étrange, déroutant, intriquant… Palpitant, tout simplement.

[J'espère que cela te va, et que le mot d'Eldar ne te dérange pas. Je l'enlèverais si tu veux ^^]
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Eldar

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MessageSujet: Re: Robes de satin et dessous de soie [Eldar]   Lun 12 Mai - 19:12

La route jusqu’au navire ne fut pas énormément longue d’une part parce que les ruelles étroites et peu entretenues étaient vide de monde et que le pirate joli cœur ne voulait pas traîner avec un tel trésor dans ces ruelles. Si il était une fine lame, il ne pouvait combattre avec les mains prises et déposer sa trouvaille pour embrocher quelques démons de peur qu’elle se salisse sur le sol lui aurait trop coûté !

Les longues jambes du Capitaine ralentirent une fois le quartier sud atteint. Il se sentait bien mieux, surtout parce que l’odeur du fleuve chatouillait ses narines sans ménagement. Rien de tel que la fragrance de l’eau qui s’écoule pour redonner du baume au cœur à un vieux chasseur de trésors comme lui. Eldar jeta un coup d’œil à sa petite protégée, elle était encore inconsciente, quel beau spectacle ! Un ange tombé du ciel, gobé par les profondeurs de la terre. Sans était presque outrageant qu’une si belle chose encore pure puisse se trouver dans cette ville dont l’essence même est le vice. Mais heureusement le Capitaine était arrivé pour protéger cette petit œuvre de l’humanité pour la conserver des mauvais esprits !

Le héros du jour passa quelques rues évitant les endroits bondés, il n’avait pas envie qu’on la voit, par orgueil, une telle humaine pouvait suscité des convoitises, mais surtout que ne sachant pas encore si elle avait été relâchée par Zarahod ou si elle s’était enfuie, il valait mieux que personne ne sache ou elle pouvait être.
C’est ainsi qu’après quelques détours il retrouva les rives du fleuve si aimé, encore prometteur d’un futur pleins de promesse et de liberté. Qui sait peut être que cette ravissante néréide le guidera vers des horizons nouveaux et encore vierges à la surface.
L’homme n’avait jamais perdu cet espoir fou de reprendre la mer, sentir de nouveau les vents marins sur son visage, parfumant ses longs cheveux bruns de l’odeur de l’océan. Qu’ayant passé plusieurs heures à tenir le gouvernail, sa peau se tanne, prenant un beau teint ambré. Ressentir l’excitation d’un futur abordage lorsque sa vigie signalera un bateau marchand, l’odeur délicatement fumée des jeunes femmes dans les ports qui s’offriraient à lui. Et bien entendu les immenses sommes d’argents durement gagnées lors de pillages, abordages ou simples chasses aux trésors dans des contrés mystérieuses et sauvages.

La coque sombre de son navire se présentait à lui et un plus en hauteur, une Perséphone de bois qui enlaçait un homme lui ressemblant trait pour trait. Eldar regarda la jeune femme en bois dans les yeux, qui malgré leur texture semblaient doué de vie.

«Ne me regarde pas comme-ça, il faut savoir partager»

Répondit il à la sculpture de proue. L’espace d’un instant, elle tourna la tête, soupirant de jalousie, mais la représentation du capitaine était suffisante pour la consoler encore longtemps, elle l’avait pour elle toute seule jour et nuit, aucune femme vivante ne pouvait se targuer de cet exploit, elle simple être de fibre « mort » avait le plus beau forban au près d’elle !
Le Capitaine haussa les épaules, longeant un court moment son navire avant d’arriver à la passerelle, là il fit une nouvelle pause, Perséphone n’était pas la seule femme qui devait être un poil jaloux

«Ma chère Styx, nous avons une invitée»

Déclara t’il à son bateau avant de franchire la passerelle. Pas de réponse apparente, mais le navire était toujours là. Ce chère navire, cette chère Styx. Quoi ? A force de raconter son histoire, le Capitaine croyait il vraiment avoir eu toute ses épouses divines ? Peut être, peut être pas, après tout, nous sommes bien en enfer non ? Les mots et les noms changent selon la langue, mais les bases restent les même et derrière chaque légendes il y a un fond de vérité.

Il alla droit dans sa cabine, ouvrant la porte avec son dos et avec toute la délicatesse d’un jeune marié faisant passer à sa dulcinée la porte de leur chambre, il entra avec Perlaë. Sa cabine n’avait évidemment pas bouger, même si au premiers abords, le navire semblait sans surveillance, il y avait quelques anciennes magies bien connues du pirate pour éviter qu’une personne non désirée pénètre sur ce qu’il avait de plus précieux que sa vie !
Eldar déposa presque religieusement la jeune humaine sur son lit à baldaquins. Elle s’enfonça avec douceur dans le matelas, le drap de soie épousait les formes agréablement galbés comme de l’eau embrasse la coque d’un navire. C’était beau tout simplement !

Eldar resta un court instant à la regarder, la jeune humaine respirait calmement, son visage était apaisée, on aurait su dire qu’elle s’était évanouie de terreur. Pauvre petit oiseau mit en cage. Tu as voulu te sauver, recouvrer ta liberté et tu as bien faillit être croqué.
Le capitaine comprenait bien pourquoi un démon comme Zarahod avait voulu c’elle-ci et pas une autre. On trouvait difficilement ce genre d’humaine. Encore pure, encore vierge des vices, l’esprit encore effarouché, qui ne demande qu’à déployé ses ailes dans un ciel libre et non rester percher sur un bout de bois dans une cage, même si elle était d’or.
Mais lui savait comment charmé ce genre de femme pour les garder au près de lui. Ce n’était pas la laisse qu’il fallait montrer, mais la sortie pour qu’elle ait envie de rester. On ne désir que ce que l’on a pas et l’on aime ce que l’on peut avoir.

Le vieux loup de mer abandonna la belle aux bras de Morphée, lui tournant le dos. L’homme alla jusqu’à sa baignoire, cela n’avait pas été facile de la monter dans le navire, une prise d’un pillage en ville, lui et son équipage avait mit à sac un port en mer méditerranéen. Elle était là dans la maison du maire. Après avoir tabasser le maire et fait quelques amabilités aux dames de la maison, il n’avait pu se résoudre à laisser une si belle baignoire dans une demeure qui allait brûler dès qu’il en sortirait. Il ne volait pas en vérité, il faisait de la récupération et donc préservait des magnifiques choses tel que la baignoire ou bien les quelques robes qu’il avait dans son armoire.
Il fit coulé de l’eau très chaude, elle n’allait pas se réveiller très tôt, la température avait donc le temps de baissée et alla prendre une serviette de bain qu’il posa à côté. Le pirate n’avait pas beaucoup de mal à imaginer la belle femme nue, sortant du bain. L’eau collant ses longs cheveux noirs contre sa peau blanche qui devait sûrement avoir un agréable goût fruité. C’est du moins comme cela qu’il imaginait la peau fraîche et blanche de l’humaine. A moins qu’elle n’ait l’odeur des cerisiers en fleurs. Les bouts de ses cheveux atteindraient peut être le creux de ses reins. Donnant sur une jolie pair de fesses. Sans doute que devant, une pudeur étrange voile le milieu de ses seins de quelques mèches. Tandis que de fines gouttes d’eau perleraient sur son ventre

Mais le bougre avait encore une dernière surprise pour la demoiselle ! Eldar sorti de son armoire au trésor, une dizaine de magnifique robes. L’homme sorti les plus belles et les plus élégantes. Autant qu’elle ne profite aussi car il est rare voir impossible de voir un humain habillé comme un bourgeois en enfer !
Toutes avaient une histoire, parfois tristes, parfois joyeuses, d’autres encore gardaient sur elles les dernières saveurs de la passion ! Elles avaient toutes appartenues à ses amantes. Enfin certaines de ses amantes, car i lui faudrait la cale de son navire pour tenir une robe pour chaque maîtresse et encore en les ficelant ! Bien entendu aucune n’appartenait à Haydee, jamais la pirate n’aurait accepté de laisser un vêtement à elle ici. C’était déjà si dur de lui prendre quoi que se soit par la force…

Enfin Eldar laissa la jeune humaine seule dans sa cabine aux multiples trésors. Il n’avait pas peur qu’elle tente de le voler, le simple faite de voir qu’il lui avait coulé un bain et proposer un étalage de robe juste pour elle suffirait à la troubler suffisamment pour qu’elle se sente trop sur un petit nuage que pour avoir des idées de pirates.
Un dernier coup d’œil à la ravissante humaine dormant paisiblement sur le lit et il referma la porte.

«Pas de bruits, elle dort»

Ordonna tout bas le Capitaine en se dirigeant vers le pont supérieur à son équipage inexistant. Là, il s’assit sur la rambarde, une jambe en dehors du navire, l’autre repliée. Pensif il scruta l’horizon. IL ne savait pourquoi, mais être en compagnie de femme lui donnait toujours l’envie de mettre les voiles au sens propre du terme. A ce moment une bise vient agacer les longs cheveux bruns du pirate.

«Ce n’est pas gentil de te moquer de moi le vent, tu n’as pas l’odeur d’en haut, ici tu traînes toujours cette même odeur de vice et de luxure, ça me plaisait au début, mais il manque tant de nuances.»

Après un long soupire, il sauta sur le pont, caressant du bouts des doigts le gouvernail, un jour peut être, tournera t’il pour prendre un cap. En attendant, il ne servait que de décoration, d’ailleurs tout ici servait de décoration, qui à part lui et Haydee savait encore ce qu’étaient les bons plaisirs de la piraterie ? Toutes les femmes à qui il a peut évoquer les flots n’en avaient pour ainsi dire jamais vu le quart du tiers de la moitié d’un lac ! Qu’elle lui manquait cette Haydee et son navire. Elle aurait du s’amarrer tout près de lui. Au moins ils auraient pu jouer à l’abordage pour du faux et sauter d’un navire à l’autre avec l’aisance et la souplesse d’un félin.

«Ne découragez pas camarades, il reste encore bien des trésors enfuis dans les profondeurs mystique du monde.»

Et sur ces bonnes paroles il s’octroya une petite grimpette jusqu’à la vigie. Il pouvait voir tout Esod, du quartier nord où il était jusqu’au sombre palais. Entre eux les autres parties de la ville, là bas les quartiers de joies, là le coin où même les démons n’osent pas aller. Il y a toujours pire que le pire. Un peu plus loin le quartier marchand, là bas le théâtre, cela faisait longtemps qu’il n’y était plus aller.

«Terre à l’horizon»

Hurla t’il avant de se laisser tomber dans le vide, que ce mot lui manquait ! Eldar attrapa un cordage et atterrit de nouveau sur le pont supérieur et plus précisément sur les fesses. L’acrobate du jour se releva, frotta son fessier douloureux et anesthésia le tout avec une bouteille de rhum. Il passa le reste à attendre la jeune femme, résistant à l’envie de retourner dans la cabine et de dénuder la jeune femme, juste pour regarder, peut être toucher un peu, goûter, mais juste pour savoir si c’est sa peau qui est fruitée ou son parfum et si c’était sa peau ? Alors il faudra appliquer les mains pour retirer la pulpe, ainsi on pourra faire avec son extrait du parfum, et si c’était sa fleur ? Et bien alors il faudra qu’elle rencontre le pistil pour faire plus de fleur avec ce parfum.

Le Capitaine sorti de ses divagations insalubres en entendant la voix mélodieuse de Perlaë. Il se releva et alla ouvrir sa cabine. Elle s’était lavée et habillée avec goût, la robe qu’elle avait prise était la seule dans ce genre et avait appartenue à l’une de ses plus prestigieuse amante, aussi vorace avec lui que l’Avare de Molière était avare et que son Don Juan aimait les femmes !

Elle prononça quelques mots timidement, qu’elle était adorable ainsi à jouer les prudes, elle donnait l’envie qu’on la prenne dans ses bras pour la câliner.
Elle posa ensuite sa question regardant toujours le sol, pourtant le démon était beau à regarder, alors pourquoi dévier ainsi le regard ?

«Vous êtes ravissante»

Lui dit il premièrement en lui faisant un baise main avec le sourire. Eldar se redressa, la regardant lui, cherchant à capturer son regard.

«Pourquoi ? Je ne sais pas à vrai dire. Mais je ne pouvais vous laisser évanouie dans les rues à côté d’un cadavre, surtout dans cette ruelle. C’était risqué de prendre cette direction, elle mène aux reclus démoniaques, ceux qui ne sont pas présentable en bonne société.»

Commença t’il sur un ton doux et chaleureux, il fallait mettre cette oiseau en confiance pour qu’il lui tienne compagnie et ne se sauve pas comme un voleur.

«[/color]Mais ne parlons plus de cet incident fâcheux, mais heureux pour moi.

Sachez mademoiselle que vous êtes à bords du Styx et comme vous l’avez sûrement constaté, je suis le capitaine. Vous êtes ici chez vous tant qu’il vous plaira. Il n’y a de toute manière personne à part moi et c’est un endroit sûr.
Durant des siècles j’ai su cacher des amis au nez et à la barbe des milices, polices, armées royales, impériales ou simples gens. [/color]»

Continua t’il. Eldar essayait de la lui faire cracher le morceau, sans y paraître.

«Mais j’ai néanmoins quelques questions moi aussi : dites moi belle demoiselle, comment vous nommez vous ? Pourquoi errer dans ces sombres ruelles ? Qui craignez-vous ?»

Eldar fit une pause et lui sourit amicalement et rajouta une petite phrase sur un ton vraiment doux

«Vous n’avez rien à craindre, je suis devenu pirate pour l’amour de la liberté, ici les lois sont une sorte de guide, pas des obligations. Et jamais il n’y a eu, n’a ou n’aura d’esclaves sur mon navire »
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