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Version #01 :: Ambrelune, la Cité Souterraine


 

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 Sur le Styx ou sous la couette?

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Eldar

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MessageSujet: Sur le Styx ou sous la couette?   Sam 26 Jan - 22:02

Dehors, la nuit était tombée depuis longtemps, si l’on peut faire une différence entre la sombre ambiance du jour et l’ambiance sombre du soir ; une légère brise sifflotait dans la rue, caressant les corps des 2 amateurs de rhum de sa délicieuse froideur.

Eldar une bouteille à la main et Eraremeth de l’autre, avançait joyeusement, il ne passera pas cette nuit seul sur son immense bâtiment, cela faisait longtemps d’ailleurs, peut être un coup ou deux de temps à autres, en général, il allait au Love Hôtel, se payant quelques belles de luxes, ou le luxes de quelques belles, peut importe, cette fois il avait la nymphomane et girl du comité, la classe ! Si on oublie le faite qu’elle était complètement saoul, qu’elle avait déjà dû passer dans les lits de plus d’un et d’une et qu’à son réveil il n’y aurait sûrement plus de rhum fraîchement débarqué la veille, vu la vitesse de leur descente d’alcool à 2…

En parlant de rhum, le capitaine porta le goulot à ses lèvres, captura le précieux et délicieux liquide avant de le partager avec la donzelle dans un savoureux baiser rhumesque ! Ripant sur une dalle il finit son baiser à la naissance des seins de la ravissante demoiselle. Le démon se releva sans gène, au contraire sourire aux lèvres et continua d’amener Eraremeth jusqu’à son navire, prenant plusieurs rues étroites les forçant à se coller l’un contre l’autre. Et enfin au tournant d’une ruelle sans importance apparu le fleuve et plus beau spectacle de tout ce fichu monde mis à part la beauté honteusement démoniaco-angélique d’Azazel, son navire !

«Voici le Styx ! Et j’en suis son passeur. Imaginez cette merveille des océans voguer sur les mers, ces voiles ondulées aux grés d’Eole !
Sa longueur importante lui permet de supporté plus de 500 tonnes et de garder une basse ligne de flottaison, parfait pour s’attaquer à n’importe quel navire et n’importe où !
2 rangées principales de canons, la première sur le pont, parfait pour nous faire une porte d’entrée sur les navires a attaqué et le ménage au rez-de-chaussée ! La 2ème se trouve ,comme vous le voyez, se trouve dans l’étage juste en dessous, afin de ne pas couler trop rapidement le navire ennemi, raté un butin n’était pas dans mes habitudes.
»

Dit il d’une voix enflammée par ses souvenirs, la passion s’embrassait dans l’œil du capitaine et son cœur s’enflammait tel un phénix renaissant. Il approcha la donzelle de plus près pour qu’elle puisse admirer cette magnifique œuvre du géni maritime !

L’extérieur du navire est de couleur sombre, aussi noire que l’ébène, la proue plus claire est finie par une extension plus claire, représentant le Capitaine enlaçant Perséphone, divinité mariée à Hadès, complétant ainsi sa triptyque (Eldar/Styx/Perséphone).
C’est 2 êtes féminins mythologique représentes d’une très belle façon sa manière de vivre d’en temps : Styx le conduisait jusqu’aux personnes qui doivent mourir, lui son « passeur » se chargeait de mettre un terme à leurs vies, pour les envoyer aux Enfers.
Perséphone, épouse du dieu des morts venait alors le récompenser soit d’elle même, soit par les femmes prises aux morts. De plus cette union le préservait disait on de la rudesse de l’hiver. Jamais il ne fut prit par ce fléau qui bloquent les navires, l’amante l’informant suffisamment tôt pour qu’il parte dans les mers chaudes pour continuer ses actes de pirateries et de débauche de l’humanité !
La poupe quand à elle conservait la couleur sombre du navire, bien que les châssis de la large baie vitrée donnant sur la cabine du capitaine, étaient de couleur rouge sang !

«Regardez mon pavillon, c’est ainsi que je prévient les malheureux de le sort !»

Lui susurrât il en pointant tout en haut du mât central, le plus grand des 3, un drapeau noir, une tête de mort blanche posée sur 2 sabres de couleur or tenant dans sa bouche une rose rouge carmin dont les épines saignes !

Eldar l’entraîna ensuite jusqu’au pont principale, le plancher fait de bois était propre, malgré le manque visible d’action, les canons étaient toujours entretenu et pouvaient tirer, le gouvernail fonctionnait toujours aussi bien, les voiles n’avaient aucune coupures et pourtant ce bateau qui avaient été la plus grande terreur des océans ; avait aujourd’hui l’apparence d’un bateau fantôme. Une tristesse que ne pouvait traduire par les mots le capitaine du Styx.

«Toujours partante très chère ?»


Dernière édition par Eldar le Dim 9 Mar - 0:13, édité 1 fois
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Eraremeth

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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Mer 30 Jan - 23:05

Se laissant entraîner par la taille, dans une succession de pas ivres d’alcool et de félicité, Eraremeth pensait que, si elle pouvait choisir la façon dont se déroulerait sa dernière marche, ce serait probablement ainsi. En se noyant dans le bistre si attirant de la boisson…Qu’y avait-il de plus doux, de plus extasiant, que le goût du rhum dans sa gorge, sa fragrance enivrante dans ses narines, et le contact ferme et omniprésent de la main d’Eldar sur sa hanche ? Oubliées, les longues heures au sein du Comité, parmi une populace de Démons sombres et peu engageants ; oubliés aussi les tracas, les responsabilités, les ennemis et leurs regards noirs qui n’avait que la haine pour eux et qui s’y égarait…
Ne pouvaient-ils pas vivre en savourant leur sort, comme elle en cet instant ? De toute façon le contact des lèvres veloutées du Capitaine sur les siennes lui soustrayait déjà l’envie de polémiquer intérieurement. C’était une explosion de saveurs colorées, magnifique et baroque. La jeune femme ne voyait même plus les rues traversées, ni la fraîcheur délétère de la nuit qui était tombée depuis longtemps sur Esod, assombrissant encore son manteau fuligineux et omniprésent. Elle ne se concentrait que sur la pulpe racée et charnue parfumée de boisson qui parcourait ses lèvres.

L’instant d’après, elle sentit Eldar glisser et terminer la tête dans son décolleté pigeonnant. Era gloussa bêtement et passa sa main dans le dos du Capitaine, lui posant un baiser sur le front.


"Allons allons, nous sommes encore en pleine rue très cher…"

Le nez enivré de rhum, elle sentit pourtant avant de le voir l’odeur poissonneuse et très légèrement iodée du Styx, avant que le couple ne débouche sur le fleuve en question qui roulait ses eaux noires vers un point plus avancé de la Cité, en glougloutant sporadiquement sur la berge. Flottant sur les eaux, magnifique, trônait le navire d’Eldar. A la vue du bateau, Eraremeth se sentit gagnée par l’enthousiasme de son Capitaine et elle poussa une exclamation admirative en observant les différentes parties du bâtiment bruni par le ressac au fil de la visite guidée orale de son compagnon. Le mât qui s’élançait à l’assaut du ciel, la gibbosité confortable de la cabine, le bastingage ouvert qui lui tendait les bras…
Les voyages devaient paraître si merveilleux à bord d’un tel véhicule ! L’adrénaline des explorations et des combats maritimes, la fierté de voir son navire se faire un nom…voguer sur les océans en bravant les dangers et faisant fi de la mort…celle-ci devait paraître comme étrangère, omniprésente, mais elle avait alors un si beau manteau azuré qu’on ne pouvait résister à ses attraits.…un voile de neurasthénie se posa sur le beau visage de la Démone et s’y attarda l’espace d’une seconde. Dans une certaine mesure, elle enviait cette existence dissolue et on ne peut plus libre.
L’altérité de cette vie la faisait rêver. L’alcool aidant, elle s’égara bientôt dans des songes utopistes, bercée par les paroles d’Eldar comme un doux courant ; il lui semblait déjà sentir le bois frais du pont tanguant sous l’épiderme de ses pieds nus, et des embruns teintés de cyan venir se déposer en fines gouttelettes diaphanes dans sa longue chevelure…Au milieu de cet éden, le Capitaine se tenait là, souriant, une bouteille de rhum accueillante à la main…


"Cher Eldar, tout ça est splendide…Je ne vous imaginait pas autrement qu’à la tête d’une telle merveille…On vous craint, on vous respecte, on vous admire ; ce doit être un sentiment enivrant que de dompter les vagues, se rendre maître d’un territoire…Mais je ressens comme une certaine mélancolie de votre part…Comme si cette gloire n’était plus présente mais passée. Ce navire à l’air désert et vous avez aussi l’air égaré, me trompes-je ? "

Era se demandait, alors, ce qu’il avait pu arriver à ce bateau. Peut-être n’était-ce seulement qu’une pause. Ou peut-être encore, était-ce tout simplement le début de la fin, comme on pouvait le supposer pour Belzébuth. Cependant bien des êtres ici-bas avaient plus d’un tour dans leur sac et la règle du « tout est éphémère » avait aussi ses exceptions. La Démone décida de ne plus y penser et leva haut la bouteille de rhum en posant sa paume sur la main du Capitaine.

"Mais n’en parlons plus, très cher. Bien sûr, je suis plus partante que jamais. Buvons ! A notre santé…la votre…et celle de votre navire…que votre gloire perdure par delà les temps et les mers"
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Eldar

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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Jeu 7 Fév - 2:52

Eldar se tenait haut et fier sur le plancher du navire, cependant, un air de nostalgie s’accaparait continuellement de lui, Eraremeth l’avait d’ailleurs bien remarquer, mais tout comme elle, il éluda la question par un grand sourire au bruit du liquide élevé au-dessus de leur tête

«Au navire, à ma gloire et à votre beauté divine ma chère !»

Il fit boire quelques gorgées à la dame avant de se servir et par la même occasion, voler, eh oui on ne se refait pas, baiser à la belle ! Elar resserra la main posée sur la hanche de la donzelle et galvaniser par le double breuvage enivrant, reprit avec ardeur la visite de son bâtiment.

Le capitaine était un homme grand, il frôlait les 2 mètres, pourtant abord du navire, son charisme se trouvait comme décuplé, quintuplé(que dis-je quintuplé ?Comédien^^). Son unique œil vert brillait telle une nuit sans lune, mais couverte d’une manteau d’étoiles aussi brillante que diamant au soleil ! Cependant, tout autant son regard s’illuminait, tout autant on pouvait deviner que cette éclat majestueux n’était que le prémisse d’une fin lointaine et pourtant nombres sont ceux qui savent que les plus brillantes étoiles sont déjà mortes ! Car oui le démon est bien mort ! La vie, sa vie n’est plus, emportée par la précision et le progrès ! Il en reste cet être intemporelle, bloqué dans le présent, vivant le passé, subissant le futur.

«Voyez ces canons, ne vous fiez pas à leur couleurs aussi sombres que l’âme d’un pirate, je les aie déjà vu rougir comme une pucelle qui vient de recevoir son premier baiser ! Mais la détonation est bien différente des cris d’allégresses d’une pucelle ! Lorsqu’ils rugissent , le tonnerre n’est qu’un murmure !
Et si il est vrai que les mots sont bien plus douloureux que les poings, sachez que ces 60 canons ont causés plus de ravages que le plus puissants des navires de lignes de l’invincible armada espagnole !
»

Commença t’il pour sa visite, la voix vibrante, vibrante au point de réveiller les spectres du navire, c’est comme si d’un seul coups, une scène de bataille renaissait, pourtant elle gardait cette amertume goût passé. Le Styx avait été une terreur des mers, certes sont nombres de canons n’était pas des plus impressionnants comparés à bon nombres vaisseaux de ligne, pourtant avec ses 3 mats, mais surtout avec les avirons entre 2 rangées de canons, sa vitesse en faisait un danger omniprésent ! Toujours le premier à tirer, le premier à aborder, jadis le premier…

Il la conduit alors au près du gouvernail, il le fit tourner légèrement, l’essuie ne grinçait pas, preuve du grand soucis du Capitaine pour son navire, alors que ce navire n’avait pas bougé depuis quelques siècles, tout était impeccable. Cependant, il ne l’avait pas fait monté pour admirer le gouvernail, mais ce qu’il y avait derrière ! Ce qu’on le peut appeler de mur pour un néophyte ou plus élégamment le machin en bois qui ferme l’arrière du bateau et qui fait 1mètre 70 pour les mathématiciens.

«Admirez ma chère ces superbes gravures en marbre incrusté dans le bois, ces 4 personnes représentent ma légende, mon histoire ! tenez c’elle tout à gauche, Amphitrite, reine des océans, pour symbolisant mon tout premier amour avec cette être indomptable et changeant qu’est l’océan. C’elle tout à droite Vénus car je serais peu de chose sans vous mes dames»

Eldar fit une pause pour un regard flamboyant à l’égard d’Eraremeth, remontant sa main sur la taille de la magnifique demoiselle.

«Et les 2 femmes encadrées sont Styx et Perséphone, 2 amantes qui liées à la mort et ces tourments, c’est en sorte un yin et yang, l’amour étroitement lié à la mort. Car par l’amour de l’océan que j’ai fais coulé le sang et briser nombres espoirs d’hommes.»

Sa voix enflammées s’était couverte d’un voile de mystère, attrayant et inquiétant, ce mystère que l’on ne peut s’empêcher d’aimer tout en sachant qu’on risque de se mordre les doigts. C’est ça Eldar, un homme envoûtant et pourtant dangereux. Une vraie perle pour les belles dames et un cauchemars pour les hommes.

Le Capitaine fit alors quitté le pont à Eraremeth, l’emmenant au premier niveau inférieur. Tout comme le pont, il y avait une rangée de canon, tous près à faire feu ! Les 2 extrémités du bateaux à cette endroit était 2 petites pièces contenants d’une part les barils de poudre et de l’autre des tonneaux de rhum. Mais il ne fit que passer, il continua la descente vers le « sous »étage du milieu.

«Ici c’est l’étage des marins»

Dit il, même si cela se voyait au premier coup d’œil dû au nombreux lits accrochés à même les « murs » du navires. Il y avait les rames, moteur exceptionnelle en plus des mats. Mais aussi un peu partout des traces de vie passées : En prêtant l’oreille, on pouvait entendre des rires, des conversations de camarades, sans trouver l’origine, la plus loin des hommes autour d’un tonneau en guise de table jouait aux cartes avant de se battre, mais faute de son, on ne pouvait savoir pourquoi, plus loin la bonne odeur de nourriture, mais impalpable.

«Les souvenirs sont toujours là, mais disparaissent peu à peu»

Murmurât il comme blasé avant de sourire chaudement à la demoiselle qui l’accompagnait et de descendre avec elle à la cale.

«Voici un endroit qui vous plaira sûrement»

Et pour cause, la cale était pleine de tonneaux de Rhum ! Sur un pan de mur qui faisait ¼ du navire, il n’y avait que bouteilles de rhums empilées ! Là la vie existait toujours, excitée à jamais par l’alcool et l’ivresse du rhum ! Une agréable chaleur vous envahissait, une chaleur comme dans la taverne où vous avez vos habitudes. Et cette magie opérait très bien sur Eldar, son corps se réchauffait, son œil brillait de milles feux !

«L’alcool, le meilleur ami du pirate après son navire !»

Sur ces mots, il avala une bonne partie de ce qui restait de la bouteille avant de la laisser à Era.

«Allons à ma cabine très chère»

Il remonta avec la membre du comité et une petite dizaine de bouteilles jusqu’à sa cabine. Galant il lui ouvrit la porte et la laissa passée première. Ses quartiers était le seul endroit avec la cale qui n’avait pas cette impression de blocage temporelle. La cabine avait des couleurs chaudes, un petit feu de bois chauffait parfaitement l’immense pièce répartie en plusieurs d’ailleurs. Sur la gauche une baignoire de grand luxe, sûrement prise lors d’un pillage en ville, accompagnées de plusieurs meubles contenant des produits de bains, des parfums et autres produits odorants. Au centre un grand bureau en bois sculpté. Dessus il y avait pleins de cartes de navigation, un sextant, un compas, une boussole, tout ce qu’il fallait pour partir de ce lieu infernale et reprendre les mers. Sur la droite, une grande armoire contenant plusieurs vêtements de qualités et bijoux. Un peu plus loin une table pour manger, assez grande pour 6 convives et enfin un grand lit en baldaquin, calé vu sa taille au fond de la pièce et juste derrière à bout de bras les vitres.

Il s’avança jusqu’au bureau, caressant les cartes et regarda la démone, donnant réponse à une question qui n’en avait pas eu.

«^Est-ce vraiment la fin de mon monde ? Je ne saurais le dire, Certes ce navire d’une gloire passée semble un spectre dans ces temps modernes, pour autant je ne désespère pas reprendre la mer un jour, peut être que ce fleuve amène vers un océan encore vierge de connaissance. Le monde dans haut est toujours le même, il est juste moins attrayant, trop connus, trop schématisé. Mais je connais un peu l’océan, il n’aime pas être maîtriser, un jour il ôtera les chaînes que sont les cartographies et alors je repartirai à sa conquête et ferait naître la débauche et la peur dans les cœurs de l’humanité !»

Une fois de plus, le capitaine se retrouvait comme grandit, son charisme retrouvant toute sa splendeur d’an temps, ce passé où le Capitaine Eldar était maître d’un navire voguant sur les mers, aux commandes des plusieurs dizaines de marins, le Styx et son passeur.

«Mais trêves de réflexions, passons à la délections !»

Dit enjoué poussant la belle jusqu’au lit où il s’assit, invitant la belle à faire de même et déposa les bouteilles sur le sol à portées de main.

(désolé pour le retard, j'espère que cela me pardonnera^^)
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Eraremeth

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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Lun 25 Fév - 1:31

Le énième compliment d’Eldar sur sa beauté fit rougir les joues déjà rendues écarlates par l’alcool d’Eraremeth comme si c’était le premier. Il y avait longtemps que les éloges de la part d’un membre de la gent masculine ne lui avaient plus fait autant d’effet. La plupart des remarques, elles les avaient écoutées distraitement, en avait ri, puis les avaient oubliées. Avec le beau Capitaine cependant, les mots prenaient une autre dimension, plus onirique, et plus exotique, dans laquelle on avait envie de se plonger sans retenue, comme dans la boisson elle-même…Avec un paroxysme de bien-être malgré son état d’ivresse poussé, la Démone s’agrippa au bras d’Eldar, comme cherchant de la stabilité en pleine tempête tandis que celui-ci se tenait sur le pont du Styx, immuable: il semblait constituer le décor, faire partie de la trame du navire aussi sûrement que les bastingages de bois, les voiles faseyantes et la Perséphone enlacée ouvrant fièrement la route au travers les flots d’obsidienne.
Après une autre gorgée de rhum, la visite se poursuivit. Eraremeth éclata d’un rire cristallin et amusé quand elle entendit le Capitaine décrire son navire par des métaphores pour le moins…originales. Décidément, les paroles n’avaient avec lui plus du tout le même aspect. L’enthousiasme de sa voix, portée au devant des gestes, semblait faire revivre les scènes de bataille passées dans son œil au magnifique éclat émeraude.


"Le Styx est plus merveilleux que n’importe lequel des palais…que n’aurais-je donné pour le voir en pleine action…"


Comme défilant chronologiquement dans des odyssées marines, le couple passa du pont au gouvernail, où la Démone s’éloigna un peu d’Eldar, quittant le réconfort de son bras pour la première fois, afin de passer délicatement sa main aux doigts opalins sur le bois du gouvernail, parfaitement entretenu. Son regard vogua ensuite, porté par la voix du Capitaine, sur les gravures de marbre qui étalaient leurs reflets veinurés et polis en une chorégraphie hypnotique, une plongée dans la mythologie qui ne se rompait jamais: quatre silhouettes étaient représentées ici, l’âme même du bateau, dans un étal d’aura noire, faible, semblable aux prémices du crépuscule. La paume d’Eraremeth se posa sur la surface froide tandis qu’elle s’égarait, songeuse, dans des songes bercés par l’omniprésente voix de son compagnon. Elle observait de ses prunelles acier le visage d’Amphitrite, entité qui l’avait toujours intriguée, et d’une certaine façon attirée, par son immensité éternelle ainsi que ses dangers, mais qu’elle n’avait jamais pu atteindre. Ce monde là, elle n’avait plus aucun doute là-dessus, la faisait rêver, car il représentait tout ce qu’elle n’avait pas: évasion, liberté et folles cavalcades sur le dos arrondi des vagues lapis.
Alors, pour la première fois depuis bien longtemps, se dessina sur le visage de la Démone un véritable sourire, pas un de ces apparats superficiels qui étaient devenus des automatismes, mais une manifestation sincère de joie et d’admiration.


"Eldar, je vous aime, et j’aime tout ce qui fait de vous cet Eldar…"


Sur ces entrefaites, la chasse au trésor se poursuivit, comme si le sentier était sans fin, pour la plus grande joie des deux buveurs de rhum qui commençaient d’ailleurs dangereusement à se rapprocher de la fin de la bouteille. Fort heureusement, après être passés par l’étage des marins, impressionnant lieu de souvenirs fugaces, de présences éthérés, de souvenirs à moitié effacés et pourtant indéniablement présents qui imprégnaient l’identité du bâtiment, ils parvinrent à un endroit que la jeune femme compara, un bref instant, à une vision de paradis: la cale ! La pièce dégorgeait de bouteilles de rhum empilées les unes sur les autres, et qui occupaient une bonne portion du navire; Eraremeth se sentit saliver, observant les innombrables goulots tendus vers elle qui semblaient l’attirer. Finissant en quelques gorgées la bouteille presque vide que venait de lui passer le Capitaine, elle se mit à exécuter une sorte de danse tribale, sa robe carminée virevoltant autour d’elle en vrilles légères, découvrant ses cuisses fermes. Un rire clair dévoila joyeusement le feston de ses dents nacrées.

"Il y a de quoi tenir un siège ici, et largement ! C’est le paradis !"


La belle se lâchait entièrement maintenant, oubliant les bonnes manières. Les yeux brillants devant la quantité supplémentaire d’alcool qu’Eldar venait d’emporter, la Démone suivit son hôte jusqu’à la cabine de celui-ci, l’archétype des quartiers luxueux d’un marin qui sait se faire respecter. L’aspect qui frappa le plus Eraremeth en pénétrant dans la salle fut sa décoration riche et opulente. La pièce était spacieuse, très confortablement meublée et exotique dans certains coins, comme le prouvaient les cosmétiques alignées dans les étagères près de la baignoire, renfermant fragrances racées et suaves. Le feu qui brûlait dans l’âtre projetait des lueurs chaudes et dansantes sur le bois vernis des tables et des armoires. La Démone se sentit bien; l’atmosphère était chaleureuse, intime et accueillante.
Elle s’avança dans la pièce, écoutant Eldar donner enfin une réponse à sa question, tandis que ses yeux dérivaient avec nostalgie sur un astrolabe tout en dorures. Oui, même si il était sans cesse souriant et enthousiaste, il y avait toujours avant chaque élan d’affection un air neurasthénique et blasé posé sur le visage du Capitaine. Alors qu’elle allait répondre, celui-ci l’entraîna vers le somptueux et imposant lit à baldaquin où il s’assit. Elle le regarda avec tendresse, l’argenté indomptable de ses yeux devenant très doux et enjoignant.


"Mon cher, ne vous faites donc point tant d’inquiétudes…les grands artistes sont incompris de nos jours. A rechercher sans cesse plus que ce qu’il avait déjà, notre monde s’est égaré. Mais cela va changer, comme vous l’avez dit; ayez simplement confiance…Un jour, tout sera de nouveau comme avant, le Styx renaîtra de ses cendres. Après tout, un fleuve n’est-il pas immortel ? Peu importe ce qu’il se passe autour, ses eaux s’écoulent envers et contre tout. Vous aurez encore la puissance, l’exaltation de la conquête des mers vierges qui n’attendent que vous…Il ne faut plus vous en faire, car un monde ne peut mourir définitivement que quand tout le monde l’a oublié; or, ce n’est pas le cas. Vous avez fait de moi une adepte… La tristesse que j’éprouve devant votre visage si mélancolique me soustrait l’envie de le voir à nouveau. Oubliez, ne serait-ce qu’un instant, vos sinistres tracas dans mes bras; ou bien, si vous ne voulez pas les oublier, montrez moi la fougue d’antan… "

Et sur ces paroles, Eraremeth plongea sur Eldar, tous deux tombant sur le lit moelleux qui rebondit avec nonchalance sous leurs corps entrelacés. Les lèvres charnues, délicatement parfumées, de la Démone entrèrent avec frénésie au contact de celle du Capitaine. Enfin, elle avait tant attendu ce moment ! Mais l’attente n’avait fait que le rendre encore plus délectable. A présent qu’ils étaient plongés dans l’atmosphère intime et crépusculaire de la cabine, elle pouvait laisser ses mains glisser partout sur le corps de l’homme, en de petites caresses, quand la faim de l’autre se fait plus grandissante et que les délices de l’exploration mutuelle ne sont qu’un prélude au véritable trésor… Très vite, elle le débarrassa de ses vêtements, dévoilant le poitrail musclé d’Eldar, tandis qu’elle même retirait progressivement sa robe écarlate, laissant apparaître la galbe de son décolleté. La fièvre de l’alcool et du désir montant, elle se laissa tomber sur le corps musclé dans un râle de bonheur et haleta entre ses dents serrées:


"Surprenez moi, Capitaine…"
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Eldar

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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Dim 9 Mar - 1:40

La belle Eraremeth avait été une auditrice de premier plan, chaque mots prononcés par le capitaine prenait vient dans les yeux, l’esprit et l’âme de la sublime démone, qu’il s’agissent des canonnades en pleine mer aux reflets mortels de l’acier, cœur des iris de la belle, des effluves de vie dans le messe des pirates ou encore le paradis ici bas dans ce royaume de démon : la cale et ses milles et unes bouteilles de rhum. Mais ce qui avait le plus émoustillé l’esprit de la démone était sans nul doute le côté divin et onirique du navire et de son capitaine !
En effet, quiconque ayant voguer avec Eldar ne pouvait s’empêcher de ressentir ce côté mystique du démon, tel César se nommant descendant de Vénus même, le capitaine du Styx avait construit sa légende de la même manière ; sa gens, son navire construit par les ébénistes les plus doués de l’époque, les grandes conquêtes, des siècles de pirateries en haute mer ! Quand les légions de César arrivaient, l’ennemi savaient sa fin proche, quand Eldar hissait son pavillon, il ne restait que 2 possibilités aux navires : mourir tout de suite ou se rendre et espérer survire !

Mais là où la démone montra enfin son talent d’oratrice fut…au lit ! Quoi de plus étonnant après tout pour une femme aussi libérée qu’Eraremeth ? Le capitaine l’écouta attentivement, son cœur se réchauffant plus facilement qu’avec du rhum ! La belle était sincère, il n’y avait aucune doute là dessus !
Mais ce qui avait touché le plus était la sollicitude de la belle et son empathie pour lui ! Il avait su toucher la belle au corps, elle était déjà envoûtée par les voyages en mer, les abordages de navires, les chasses aux trésors, tous ces corps en excitation pour un peu d’or, cette soif de liberté sans contrôle. Eldar avait trouvé en la personne de la membre du comité, quelqu’un avec qui partager sa nostalgie et qui sait, peut être un jour le Styx déploiera à nouveau ses voiles avec l’aide la démone.

Néanmoins, si les mots pouvaient réchauffer un cœur nostalgique, le corps d’une femme avait le don d’échauffer le cœur de tout homme, et cela la démone le savait très bien, si non pourquoi ce précipiter avec la même ardeur qu’un pirate se jetant sur la première femme qui passe à sa portée une fois arrivé au port ?
Mais si dans sa fougue le pirate peut se montrer rude, la belle démone avait la douceur d’une plume ! Les muscles du capitaine frémissant au contact délicat de la peau satine d’Era.
Très vite, le capitaine se retrouva dévêtu par son invitée qui dans le même élan tentait de perdre sa robe entre 2 baisers passionnés. Mais il ne s’agissait là que d’un sursaut d’une berserk de l’amour, la guerrier de Vénus demandait déjà renfort auprès d’Apollon, à moins qu’elle ne requérait Vulcain.

Le capitaine sourit et inversa les positions. Son unique œil convoitait cette poitrine qui n’était visible qu’à la naissance, mais déjà les émeraudes voulaient se terrer beaucoup plus bas dans cette île du plaisir et de la volupté ! Descendant les dunes blanches aux cimes de neiges rouges kir, passant la clairière d’orge pour fondre entre 2 falaises, pour les tréfonds d’une grotte bourbon !

«Ma chère, oubliez dors et déjà tout ce que vous connaissez, oubliez le plaisir, oubliez la joie, oubliez l’ivresse, ne retenez que mon visage !
Alors seulement vous serez apte à comprendre la vrai signification de vos plus intimes plaisirs !
»

Le capitaine posa ses mains ferme, mais, malgré la quantité incroyable de sang qu’elles avaient pu verser, étaient aussi douce qu’une brise sur le pont au levé du soleil, sur les frêles épaules d’Eraremeth. Direction le sud et ces agréables chaleurs ! Ses mains voguèrent jusqu’à sa robe, qu’elle abordèrent avec vigueur, volant tout les effets de ce nouveau navire à la cargaison convoitée : sa nudité ! La robe glissa le long de 2 jambes fines et douces avant d’échoire sur le parquet lisse.
Les lèvres bordeaux d’Eldar distillait l’ivresse des profondeurs par de longs et langoureux baisers toujours plus remplis d’ardeur et de fougue. Les mains s’ancrèrent dans le creux de la taille de guêpe de la démone, puis ayant maintenant fois repassés les traits fins et agréables des flans, prirent le cap du ventre pour finalement s’arrimer à la poitrine magnifiquement galbée de sa futur amante !
Le capitaine tenait une des jambes de la balle entre les siennes, le genou de l’un frôlait l’entrejambe de l’autre à tout instant.

«Ma chère Eraremeth, je préfère de loin boire à vos lèvres qu’au goulot d’une bouteille de rhum »

La flatta t il d’une voix chaude et suave et avec toujours la même fougue, ses 2 morceaux de chaire dont la couleur bordeaux donnait à cet instant l’impression de 2 cuillères de ce délicieux vin coulèrent jusqu’à cette poitrine opulente et généreuse qui avait tant titillé l’homme dont les mains pour ne pas empêcher l’accostage des lèvres sur ces terres de sables blancs s’en étaient allé vers la clairière d’orge et de blé chauffé par un soleil de plaisir, l’entrée d’un détroit encore inconnu se présentant au bout, pourtant le capitaine préféra stagner un moment entre 2 eaux. Les courants devaient lui être favorables, trop tôt et il n’y aurait plus de suspens, trop tard et il n’y aurait plus d’amusement. C’est tout un art de savoir naviguer en mer inconnue, mais Eldar en avait vu bien d’autres, c’était un capitaine expérimenté qui avait déjà roulé sa bosse ou plutôt sa coque.
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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Sam 15 Mar - 0:55

Eraremeth avait achevé son discours en guettant avec acuité une réaction d’Eldar, mais le Capitaine ne dit rien, même alors qu’elle s’était approchée du lit et que les délicieux prémisses des ébats avaient commencé. Cette fougue, cette exaltation ! Cela faisait si longtemps qu’elle ne l’avait ressentie ! La Démone faisait l’amour presque toute les nuits; même à l’heure actuelle, il ne s’était pas écoulée une semaine depuis sa dernière fois; et pourtant elle s’en rassasiait, s’en reparaissait comme si le désir avait déserté son corps depuis des décennies. Et pour cause ! Comment se faisait-il qu’elle ait à ce point perdu le plaisir des corps enchevêtrés ? Avec tous les esclaves, les favoris dont elle voyait les mêmes têtes revenir sans cesse, tout était différent. Elle les essayait, prenait le thé avec, conversait de longues heures pâles avec leur unique passion du moment…et les oubliait. Mais Eldar, lui…la Démone soupira entre ses dents serrées, émettant un son à mi-chemin entre le grognement satisfait et le gémissement.

Ses longs cheveux purpurins voltigèrent dans son sillage rotatif quand le Capitaine inversa les positions, des mèches violines caressant le visage de l’homme et dessinant sur sa peau des traits mouvants d’ombre dorée. Malgré son corps arachnéen, elle sentit sous ses omoplates le poids de leurs deux êtres s’enfoncer profondément dans le lit moelleux et ferma les yeux d’aise. Les yeux d’un vert d’eau d’Eldar parcouraient le long de son corps comme un aigle observe monts et vallées défiler sous lui. La peau d’Era était douce, satinée, terriblement veloutée et recouverte d’un teint chaud que ne venait rompre seul l’égarement d’une tâche de son. Les mains de la belle se posèrent sur le torse nu de l’homme, palpant ses muscles saillant sous l’épiderme éclairé du safran des bougies, se glissant dans son dos en une étreinte se resserrant progressivement comme les anneaux d’un serpent, tandis qu’elle collait leurs deux torses l’un à l’autre, le galbe exquis, la texture déjà moite, le téton durci par le désir et pointé vers l’avant de son sein frottant sur la poitrine du Capitaine. Ses paroles lui parurent comme lointaines, se fondant dans un écho de roulis marin inexistant. Pourtant Eraremeth y répondit avec vigueur:


"Je ne l’oublierais pas, très cher ! Faites moi découvrir de nouveaux horizons !"


Presque aussitôt, elle sentit les mains terriblement douces de l’homme la dévêtir, et sa robe écarlate aux reflets chatoyants, qui l’enveloppait jusqu’alors comme un linceul, glissa sur le sol, projetant sur leurs deux visages proches des lueurs sanguinolentes, exotiques et baroques. Les premières caresses d’Eldar la corrompirent instantanément et elle succomba, déjà occise par le désir, à un gémissement de plaisir, ses yeux se fermant à demi, la tête en arrière comme pour évacuer le trop plein d’émotions qui menaçait de l’envahir à tout instant. Elle sentait le genou de son tout nouvel amant effleurer sans cesse l’orée de son plaisir, son intimité à peine voilée par la toison qui dessinait de petites circonvolutions d’un brun chaud, dans la continuité de son corps voluptueux.

"Il en va de même pour moi…"répondit-elle d’une voix cassée, légèrement essoufflée et gutturale, qu’elle ne reconnut pas comme la sienne. "Mais je vous en prie, je souffre, ne me faites point languir plus longtemps…"

Eraremeth prit une longue inspiration, se cambrant légèrement en arrière, alors qu’elle pouvait maintenant respirer à loisir la fragrance noble et racée du corps d’Eldar, et surtout de cet objet si luxueux, si précieux, qui aillait bientôt unir leurs deux enveloppes charnelles, en pénétrant dans la vallée des délices innommables…Avec un regard pétillant d’excitation et de surprise, elle caressa doucement les bourses rebondies, et recueillit dans sa main la verve du Capitaine en l’observant comme une gemme d’une valeur inestimable, ses longs doigts agités de tremblements spasmodiques. Quel bonheur…elle aurait voulu que cela dure toujours…que dure toujours le contact des lèvres d’Eldar, ces lèvres pâles aux reflets irisés, qui aspiraient la pulpe charnue et vermillon des siennes, doucement mais fermement, à la façon d’un malotru, mais un malotru au coude à coude avec l’essence même du désir, dans les vents éternellement jouissifs de la passion charnelle, de cette fusion si odieusement bienfaisante…Les longues mèches carminées de la Démone, aux reflets irridescents, couvraient son visage comme un suaire inondé, masquant en partie le visage du Capitaine au dessus du sien et l’incroyable émeraude de ses yeux scintillants…

Déjà envoûtée par ces passions mortelles, Eraremeth laissa retomber ses bras en croix sur le lit et le bout de ses doigts effleura soudain un objet froid et sphérique…en tournant légèrement la tête, se soustrayant quelque peu et à regret aux baisers d’Eldar, la Démone aperçut une bouteille de rhum encore pleine et attrapa celle-ci par le goulot, happant avidement et par intervalles de flots le délicieux liquide ambré, intercalé entre leurs baisers sulfureux, pour aussitôt en redonner la moitié du Capitaine. La jeune femme pétillait de plaisir et d’excitation. Toujours allongée sous le corps musclé de l’homme, elle fit passer la bouteille dans le dos de celui-ci et enduit ses omoplates de boisson qui fit briller son épiderme satiné à la lueur des chandelles. Après quoi, toujours buvant par intermittence en distribuant au Capitaine des merveilleux baisers au goût d’alcool soporifiques, elle se redressa sur le lit, le visage d’Eldar à la hauteur de sa poitrine opulente, et lécha langoureusement le dos du beau marin, tandis que ses jambes s’enroulaient autour du corps d’éphèbe, callant ses tallons dans le creux des reins saillants. Les longs cheveux du capitaine tombaient sur ses mamelles frémissantes, les recouvrant en parties étiolées, comme pour tenter de masquer le peu de vertu qui lui restait encore…


"Je veux déguster une mer de rhum sur votre corps d’Apollon, Eldar…Faites-moi…Faites-moi l’amour…"
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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Ven 28 Mar - 19:35

Le vieux loups de mer, bien qu’un habituer des plaisirs charnel, même si en une moins grande proportion que son hôte, devait reconnaître que la démone qui se trouvait à l’instant dans son lit avait le don de l’émoustillé plus que bon nombre de ses conquêtes. Le pirate était un amoureux éternelle, toujours en quête de jeunes et jolies demoiselles, mais avec le temps, le butin s’était plus facilement remplis de filles d’un soir, que relations répétées. Un homme qui va en mère, comme Eldar, aime la liberté par dessus tout, s’attacher à une femme ne fait pas parti de ses principes, mais certaines avait eu l’insigne honneur de faire partie de ses maîtresses et la membre du conseil pourrait bien en faire parti, il devenait rare de trouver des démones qui au lieu de devenir des expertes se laissait croire que les années suffisait pour l’expérience, mais une fois dans le lit, elles étaient placides, sans grand intérêt, mais la belle Era, elle gardait cet appétit pour la chaire !

Très réactive aux caresses du capitaine, la belle sirène entama alors des vocalises qui auraient sûrement charmés la totalité des marins qui vivaient sur le bateau à la belle époque du Styx. Il fut un temps où la cabine du capitaine état continuellement baigné d’une délicieuse odeur féminine. Rarement la même, mais on pouvait sentir cette douceur si particulière, cette fragrance qui embaumait l’air d’une touche de délicatesse et de volupté. Privilège du capitaine, seul lui avait ses amantes sur le bateau, les autres devaient aller à terre ou alors copiner dans un coin sombre du navire.

Eraremeth posait ses mains immédiatement dans l’encolure du démon, soupesant les 2 barils de poudre et le tisonnier près à mettre le feu à l’antichambre de la belle. Leurs cheveux s’entremêlaient avec la sueur sur le corps des 2 démons ; le brun boisé et longuement ballotté par l’air frais de la mer avec le carmin indomptable de la jeune femme à l’odeur de la luxure même ! Quel mélange pour les sens !

Era, vaincu par ces agréables prémices tomba d’aise sur le lit, les bras tendus sur la largueur du lit. La belle fit alors une découverte qu’elle ne manqua pas de montrer au capitaine, une bouteille de rhum ! L’œil du capitaine pétillait déjà de plaisir, mais que dire lorsque cette unique œil au vert merveilleux scintillait de lubricité et d’ivresse ? Ils partagèrent alors des baisers au rhum, rien de plus exquis pour les sens d’un vieux marin ! Boire aux lèvres d’une belle femme, s’enivrer de son parfum et de l’alcool. 2 ivresses distinctes qui se rejoignent pour une nuit de plaisir charnel. C’est ainsi que devrait être toutes unions charnel ! Commencer avec une bouteille de rhum, continuer avec du rhum, devenir ivre de plaisir, finir ivre tout court et se dire au revoir avec une bouteille de rhum, si il en reste une !

Cependant Eldar frémit au contact du précieux liquide sur son dos, il n’avait jamais penser à ce mode de dégustation. Cela devait être sûrement délicieux de recueillir du rhum sur le corps d’une jeune femme, ou bien d’embrasser une poitrine au goût délicieusement alcoolisée ! Lisait elle dans ses pensées ? La démone venait à l’instant de se redresser, présentant ainsi sa poitrine malheureusement masqué par les cheveux du capitaine au dit capitaine. Il pouvait entrevoir ses 2 magnifiques courbes blanches couverte en partie par sa tignasse de corsaire. L’alcool coulait sur son dos, mais la soif tenace de la jeune femme ne lui laissait pas le temps de descendre le log des épaules d’Eldar. Dans le même temps la jeune femme le ceintura de ses jambes, collant leur corps au plus près ! Le capitaine veinard avait le visage tout contre la poitrine d’Eraremeth, son souffle chaud aux effluves de rhum sinuait entre les 2 rondeurs généreuses.

«C’était mon intention»

Répondit Eldar à la requête pressante de sa nouvelle amante. L’homme embrassa ,avec la fougue commune des hommes partis un long moment en mer, sa poitrine opulente. Très vite, bien qu’ayant été exempt du liquide, ses seins eurent le goût du rhum, ce qui ne fit qu’encourager le capitaine embrasser, mordiller, lécher voir même téter comme un jeune nourrisson Eraremeth.
Le capitaine s’assit sur ses genoux, remonta un peu la démone et lui offrit ce qu’elle désirait depuis qu’elle avait posé pieds sur le pont du navire : il l’unit à lui avec la fougue d’un forcené, comme si il n’avait plus touché aux femmes depuis bien longtemps, il lui avait après tout promit une nuit d’ivresse !

Eldar très consciencieux savait comment donner du plaisir aux femmes, avec ses siècles, si il n’arrivait pas à faire jouir une femme, il serait bon de ses poser des questions ; cependant ce n’est heureusement pas son problème, sachant toujours où poser ses mains, à quel moment il devait mordre ses tétons ou au contraire embrasser avec la plus grande douceur sa poitrine, remonter de temps à autres sur ses lèvres pour s’y abreuver en rhum, quand ce n’était pas pour reprendre simplement un peu de souffle, avant qu’elle ne vide tout le contenu sur son corps.

Eldar se sentait agréablement revivre, l’alcool coulant à flot avait toujours eu le don d’aviver son esprit au lieu de l’embrumer et la chaleur du corps de la démone quand à elle émoustillait son corps d’une subtile sensation dans le bas ventre.
L’espace d’un instant, il avait même cru que le bateau chavirait, comme ces nuits où il était avec une vieille amie entrain de se donner l’un l’autre en pleine mer. Que n’aurait il pas donner pour être à cet instant en pleine mer tout en faisant l’amour à Eraremeth ! Elle qui était dors et déjà envoûté par l’océan et ses péchés, elle aurait adoré se sentir ballottée et par le capitaine et par les courants marins !
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Eraremeth

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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Lun 31 Mar - 0:16

Il est des moments où le corps et l’esprit sont totalement séparés, où la conscience n’est plus qu’une vague suggestion lointaine, embrumée et un peu estompée, comme un rêve sur un océan de sensations et de plaisirs charnels, de muscles en mouvement, de nerfs tendus, de chair assoiffée de vice et affamée de l’autre, l’unique autre…Et c’était maintenant un de ces moments là, Eraremeth en avait conscience pleinement et profondément; l’ivresse omniprésente ne l’aidait pas non plus à distinguer le A du B; quelles pensées arrivaient à attendre son esprit sinon baiser, ah c’est bon, encore, plus vite ? Tout son corps entier n’était qu’un paquet de nerfs frémissant dans l’attente de cette si honteusement bienfaisante foudre divine qui allait s’abattre sur elle d’un moment à l’autre. Elle n’en pouvait plus, elle étouffait tellement elle LE voulait. Eldar…couché au dessus d’elle comme le loup vorace et charmant qu’il était, il devenait tour à tour multitude et messie, dans son errance séculaire. La Démone respirait à plein poumon cette senteur puissance et racée, vestige de plaisirs sulfureux et tabous imprégnant l’exotisme de la cabine…

Bientôt le Capitaine embrassa sa paire de mamelons ramollis et trempés, autant de rhum que de sueur, aplatis par la gravité et dont les pointes se dressaient vaillamment vers le plafond, comme quémandant à l’homme encore plus de caresses et de baisers. Au contact des lèvres fermes et emballées, douces comme du satin, sur ses tétons durcis par le désir, dessinant le dessin sphérique de l’aréole, elle eut un sursaut d’excitation et gémit. Son monde de merveilles, ce même monde que lui avait fait entrevoir Eldar pendant la visite du Styx, prenait vie dans son être comme un feu d’artifices auréolé de milles couleurs.


"Haaa…ooh El…dar…"
Eraremeth souffla, exaltée, ses mains aux longs doigts fins s’agrippant convulsivement sur le large dos de l’homme, remontant jusqu’à sa nuque, voyageant dans les longues mèches sombres qui tombaient sur elle procurant à sa clavicule, son poitrail ouvert et engageant, en une caresse aussi légère que les ailes d’un papillon.

Et soudain, fermement, furieusement, profondément, le Capitaine s’unit à elle, provoquant une déferlante de sensations dans son bas ventre; son nombril se contracta tandis que la protubérance tumescente franchissait le triangle touffu entre ses jambes, humide de rosée, sentant sous l’intrusion d’Eldar les lèvres gonflées et crémeuses de son organe satisfait. Il sembla à la Démone qu’elle fondait dans un bonheur indicible; et dans une tentative effrénée pour rapprocher encore plus leurs deux êtres, elle eut un brusque mouvement de bassin vers l’avant, s’écorchant les chairs intimes, arrachant les poils soyeux de sa toison, soufflant et expirant comme un bœuf en de lancinants mouvements de hanche…Eldar était entrée en elle, sur les bords de ses cours chaotiques, l’aimant de partout à la fois, fauchant ses derniers doutes, serrant et compressant comme une gemme la source de son plaisir de ses mains fluctuantes…Era poussa un dernier cri inachevé, qui s’étrangla à mi-course dans sa gorge et, emportée dans les élans orgiaques de son compagnon, elle jouit avec lieu en un premier long et frémissant orgasme, qui les emporta si haut et si loin qu’il ne semblait jamais vouloir s’apaiser.

Le Capitaine était sans aucun doute un expert en la matière et la cabine tanguait tout autour de la Démone tandis qu’il chevauchait les vagues de son plaisir qui lentement devenait partie intégrante de son être. Quel bonheur, quelle ivresse…Perdus l’un dans l’autre, ils demeurèrent étendus comme deux amants noyés, rejetés par la mer sur les grèves de l’éternité. De longs instants plus tard, sa respiration légèrement apaisée mais sa faim et son excitation inassouvies encore, Eraremeth se retira doucement de leur union et se glissa avec facilité sur les draps inondés jusqu’à avoir le visage au niveau du nombril d’Eldar. Après avoir tant reçu de cette organe tendu, de l’arme de choc du marin qui avait pu lui procurer tant de plaisir, elle avait envie de s’en repaître jusqu’à la lie, de l’idolâtrer comme une relique sacrée…et comme seul ce qui est sacré vaut la peine d’être profané, elle prit la verge frémissante entre ses deux mains, s’extasiant, cela dépassait tout ce qu’elle avait pu imaginer. Le Capitaine avant un corps splendide, merveilleux, parfait.


"Parlez moi de la mer Eldar…" siffla t-elle avec délices entre ses mâchoires sérrées. "Est-elle aussi vaste, aussi profonde, aussi excitante que cet instant ?"

Portée par un élan irrésistible, la Démone redressa sa tête en enfouissant à moitié son visage dans la touffe d’or très sombre, la pulpe de ses lèvres charnues et écarlates effleurant le pénis dressé vers elle, les promenant d’un bout à l’autre, s’enivrant de son odeur virile. Elle prit dans ses mains les bourses pleines, tendues, les couvrit de baisers au rhum et de petites morsures amoureuses. Puis, revenant à sa verge, elle la fourra dans sa bouche, excitée par les caresses rythmées de son tout nouvel amant et l’anticipation d’un nouvel orgasme qui n’allait sans doute pas tarder à venir.
Il lui semblait que c’était la première fois qu’elle jouissait autant, si sincèrement du moins. Tandis que son visage ne quittait pas sa position stratégique près du bas-ventre du Capitaine, les bras d’Eraremeth enserrèrent son dos, blottissant ses paumes au creux des reins, ou les promenant en de longues caresses qui redescendirent bientôt vers ses hanches, et plus bas encore…l’intérieur des cuisses musclées d’Eldar était doux et velouté, terriblement attendrissant. A chaque nouvelle découverte, la Démone sentait encore monter son désir d’un cran. Elle se sentait si humide qu’elle avait le sentiment de fondre sur place.
Soudain, une pensée comique lui vint à l’esprit et elle s’arrêta, riant tout bas.


"Notre enfant sera sûrement un dépravé si nous lui enseignons l’art dès son plus jeune âge."
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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Dim 6 Avr - 21:16

Il y a des jours où être pirate est bon, d’autre où il vaut mieux une autre vie. Mais jamais on n’entendis Eldar s’en plaindre, vivre de peu, parfois de beaucoup, l’homme se suffisait, il était heureux tant que sa soif de liberté existait. Etrange pour un démon ? Etre soit disant mauvais désirant l’homme captif ? Un peu, mais pas paradoxal. Le Capitaine ne menait pas des prisonniers aux enfers, mais bien des convertis aux vices, tout préparé à vivre dans la ville des milles plaisirs et des horreurs.
Ce vieux marin avait toujours aimé l’océan, les libertés acquises, ce pouvoir sur sa propre vie, vivre au jour le jour, ne sachant pas si il allait mourir, vivre ou faire l’amour. Une vie excitante et aux multiples plaisirs qui respiraient à travers lui, l’homme s’efforçait de donner tout ce bonheur à la belle démone, ces multiples plaisirs du corps, tout son savoir sur la chose passait lentement sur le corps de la belle, empoignant ses mamelles, prenant son ventre, ses mains qui voguaient ici et là entre les îlots.
La charmante sirène en répondait par un chant d’autant plus mélodieux, attirant inexorablement le pirate dans la caverne aux butins.

La plage abordée par son embarcation, l’homme mettait pieds dans un terrain aux multiples plaisirs, explorant une faune dont les feuilles avaient la douceur de la soie et l’odeur de l’humus, l’île des plaisirs pour un vieux démon qui retrouvait enfin une terre dont il avait perdu la trace après bien des détours et des mirages de beauté qui avaient bien vite était colonisé par l’ennuis et la lassitude. Mais Eraremeth avait bine réveillé en lui la passion perdue, ce plaisir des corps féminins qui c’étaient estompé, trop fatigué de ces mêmes corps qui n’avaient plus de saveurs. Voilà qu’une femme à l’ivresse naissante avait partagé avec lui ses amours de passion.

Eldar enivré par le parfum qui se dégageait de l’union, était un homme ivre, ivre de plaisir, son bas ventre chauffait au contact de la seule toison d’or valable pour lui, il sentait les mains de la belle mêlés, l’alcool ne lui avait pas privés ses sens, il les trouvaient même plus aiguisé, le contact subtile de la peau, cette sueur dans son dos, les gouttes dévalant son visage, décochant à chaque canonnage, les sons de la jeune femme, une mélodie aux multiples saveurs. Les cuisses de la belle frôlant les siennes ne pouvant stopper ses élans d’homme charmé, attiré toujours plus profondément dans cette être, transcendé par tout ce qu’il avait vu d’elle, ce qu’elle avait dit, hypnotisé par ces basses vocalises.

Eldar rejoint alors ce si doux nuage de bien être, explosion, fusion complète, la cabine tanguait selon lui. Pirate ayant accomplis son forfait, il se laissa aller contre une étendue de sable blanc au doux contact de l’ouate, la tête perdu dans des souvenirs heureux et le présent nouveau. A bout de souffle il arrivait cependant à remplir ses poumons d’une odeur de phéromone qui aurait rendu n’importe quel marin aussi excité qu’une jeune pucelle devant son fiancé en torse nu, ce qui à l’époque était déjà beaucoup, sauf pour les dames que côtoyait d’habitude Eldar.
Tel 2 être perdu, enveloppé dans un brouillard de étrange où se mêlait plaisir et apaisement, les 2 démons reprenaient leur souffle, mais aucun des 2 ne demandaient encore grâce. Ils étaient juste un équipage qui reprenait force et paix dans un port tranquille aux agréable paysage couvert d’une rosée perlant à la belle lumière de la lune, qui s’était invitée pour assister à ce ballet des corps en effervescence.

Ce repos de quiétude et aux bienfait pour le corps encore demandant d‘ivresse, fut long, mais pas vain, la démone n’en avait pas encore fini avec son nouvel amant ! Elle les sépara, enlevant la corde qui la retenait à des nouveaux rivages de plaisir, pour aborder par la poupe au corps d’Eldar. Elle regardait sa virilité avec concupiscence, qui endormisse réveilla lentement, sortant tout juste de ce beau rêve où il était encore dans l’exploration d’une caverne qui lui cachait encore des trésors.

La jeune convertie demandant encore qu’on lui parle de l’océan et de ses secrets, avant de prendre pour sollicité la mémoire du pirate son pénis entre ses mains qui se hissa pour dépasser cette tour de chaire et voir qui lui venait en affection. Quelle charmante attention, mais quel plaisir de sentir les lèvres pulpeuse de la jeune femme contre cette peau très sensible, ces mains allant vérifier qu’il y avait encore de quoi remplir le canon de poudre.
Eldar se redressa légèrement pour regarde la jeune femme en action, s’efforçant de lui répondre durant cette magnifique torture.

«Ma chère Eraremeth, ce que vous venez de recevoir est une chose si fugace dans les océans ! La simple caresse de l’air marin est un plaisir que l’on se bat pour conserver ! Voguer sur des lots impétueux en espérant y survivre, sentir les embruns marins contre sa peau et tout aussi..aussi agréable que de sentir contre moi la rosé de nos corps.»

Eldar se stoppa pour ne pas jouir trop tôt, se concentrant sur la mer et ce qu’il pouvait lui dire, mais la bougresse avait un don certain pour satisfaire les hommes.

«Le moment avant un abordage aussi excitant que de découvrir le corps d’une nouvelle femme, sentir la tension des hommes, ses propres muscles qui se contracte, la main se resserrant su la poignée du sabre. Ou encore imaginez toutes les créatures fantastiques naître devant vos yeux au détour d’un rocher, serpent géant, kraken, sirène aux voix enchanteresse.
Voir devant vous un couché de soleil en haute mer, vaut bien le sacrifice d’abandonner la terre et ses soucis. Vous ne pouvez imaginez à quel point vivre en mer est un bonheur.

Ce n’est pas comme se balader en ville par un jour de bon temps, ou même faire l’amour, non, vivre en haute mer, c’est vivre ! Chaque chose que vous faites est empreint de l’océan ! Faire l’amour à alors un goût tout à fais différent, chaque chose d’ailleurs
»

Dit il presque en extase, presque car ce que dit la belle démone ralenti quelques peu ses ardeurs.

«Notre enfant ? Peut être, je ne me suis jamais occupé de mes bâtards, si j’en ai d’ailleurs, je n’ai pas la fibre paternel»

Répondit il calmement avec un léger sourire. Il n’avait pas vraiment envie d’enfant, mais prenais la remarque à la rigolade, il voyait mal une si belle femme accepter d’être enceinte, il y avait toujours une marque où deux. Et Haydée l’aurait étripé pour ça de toute manière.
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Eraremeth

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MessageSujet: Re: Sur le Styx ou sous la couette?   Lun 7 Avr - 23:52

La mer…ce paysage plat, cet étal d’aura bleu acier, scindant l’horizon en deux…symbole d’une limite infranchissable que tous, pourtant, essayaient de franchir…Pour Eraremeth, la mer n’avait jamais constitué plus qu’un simple décor, une inspiration pour les mythes et les légendes, et pour l’art pictural; mais elle n’en avait conçu aucune signification profonde…du moins jusqu’à ce jour, cette heure, ce moment crucial et fatidique, ces quelques secondes d’éternité où Eldar lui avait fait boire, dans cette taverne, la première goutte salvatrice de rhum en sa compagnie; et il lui semblait maintenant qu’un océan l’environnait, surgissant de partout à la fois, aussi profond, insondable et exaltant que l’acte charnel en lui-même. A sa demande expresse, le beau Capitaine lui avait encore décrit des détails de cette immense aventure qu’était cette vaste étendue d’eau aux allures de monstre sauvage et indomptable. Echevelée, en sueur, reposant comme à sa première fois parmi les draps inondés, elle n’avait jamais connu autant de quiétude. La Démone continuait de passer ses mains sur le corps du pirate, sensuellement, savourant les délices de l’exploration mutuelle. Elle apprit que son épiderme avait presque les mêmes points sensibles qu’elle, là où la peau tressaillait sous le roulement des muscles; et que ses articulations merveilleusement dessinées dévoilaient une minuscule partie de la célérité et de la souplesse dont, s’imaginait Era, il devait faire preuve en plein combat.

Ce qu’elle n’aurait pas donné pour, en cet instant, avoir une vision enchanteresse d’Eldar, les cheveux voltigeants dans le sillage du vent marin et des embruns, brandissant son sabre, à la tête de l’équipage galvanisé du Styx roulant sur les flots d’obsidienne, dans le tumulte de la bataille et des canons toujours tonnants…la liberté était le seul maître mot…comme elle en avait rêvée, de cette vie là…à cette pensée elle poussa un soupir et but une autre gorgée de rhum qui lui brûla la gorge tellement elle avait ingurgité d’alcool –mais elle n’en avait cure. Demain matin il lui faudrait probablement affronter la migraine; mais c’est un sacrifice auquel elle consentait de bonne grâce…et puis le lendemain était encore bien loin.
Tandis qu’elle passait de nouveau ses lèvres en fusion sur le mât dressé vers elle, aussi légère qu’un vol d’oiseaux, en retardant cruellement l’explosion de son plaisir, Era se laissa de nouveau languir par la voix du Capitaine, écoutant ses récits. Une aventure de tous les jours…des dangers, et des âmes intrépides pour les affronter…pour enfin avoir la sublime, la merveilleuse récompense du paysage enchanteur d’un soleil déclinant, teintant le ciel infini et ouvert de son rougeoiement pourpre et sanglant…
La suite des propos du pirate, répondant à sa plaisanterie sur leur enfant, amusa la Démone.


"Grands dieux, ne prenez pas cet air sérieux, je disais cela pour rire" fit Eraremeth, un sourire étirant ses lèvres vermeilles, qu’elle remit aussitôt en contact avec la peau infiniment agréable d’Eldar. "Pour ma part mes petits démons illégitimes sont si nombreux qu’ils pourraient parsemer Esod tout entière…il n’y a pas de quoi en être fière me dirait vous, mais…on a pas toujours le courage de s’occuper d’un enfant…"


Ce n’était là qu’une excuse bidon; mais il y avait une philosophie si complexe derrière cette simple réflexion que se lancer dans une explication longue et fastidieuse altérerait leur moment complice et chaleureux. Enfin, « chaleureux », était un euphémisme; « brûlant » plutôt aurait convenu. La jeune femme fondait littéralement, au propre comme au figuré, ses sens on ne peut plus vifs et sensibles alanguis et occis par le désir. Paradoxalement les effets de l’alcool étaient là eux aussi, mais effacés, un peu troubles, comme une seconde nature omniprésente.
Poussant un nouveau soupir, la Démone complètement dopée par le plaisir lascif qui ne quittait plus son corps saisit les hanches de son amant et il pénétra en elle une deuxième fois, plus longuement, plus profondément, plus merveilleusement que jamais. Bientôt, elle s’imagina sur le Styx, et les cheveux d’Eldar effleurant son visage dans des caresses légères ne furent plus que le vent ciglant dans le sillage du navire, en vrilles éthérées; le roulis apaisant du vaisseau lui faisait déjà découvrir de nouveaux horizons, tandis qu’elle se laissait aller à de lents mouvements de va et vient du bassin, décuplant sa satisfaction à chaque tangage un peu trop précis. La première fois qu’Eldar avait uni leurs deux êtres, Eraremeth était si assoiffée qu’elle n’avait pas fait très attention aux détails, se contentant d’aller à l’essentiel. Cependant maintenant la belle Démone prenait tout son temps, explorait des contrées vierges, des nouveaux paysages, apercevant mille facettes qu’elle n’avait jamais vu et les sondant pour aussitôt y découvrir des mondes aux splendeurs insoupçonnées; et cette partie du voyage n’appartenait qu’à eux deux, comme un secret enfoui quelque part et déterré de nombreuses années après.
Un léger essoufflement altérait sa voix quand elle répondit enfin à Eldar, d’un ton un peu désenchanté:


"Moi…je peux vous raconter la vie au Palais Impérial si vous le désirez mais je ne crois pas que ce serait très intéressant. Les grandes décisions sont toutes prises là bas; on y fait des débats passionnants et par conséquent, on s’ennuie à mourir. Enfin…je n’ai pas à me plaindre, j’ai tout le luxe opulent qu’il me faut pour vivre très confortablement jusqu’à la fin de mes jours…en rêvant à ce qu’aurait pu être mon existence si j’avais eu le courage de renoncer à ce train de vie."


Era but une autre gorgée de rhum qu’elle partagea avec le Capitaine, marquant par conséquent une courte pause dans son récit. Puis elle reprit, évasive, en agitant sa main manucurée de vernis écarlate:

"En tout cas si vous voulez y venir un jour, vous serez accueilli à bras ouverts…j’y veillerais personnellement, soyez en sûr. Mais Eldar, vous n’êtes donc jamais venu au Palais ? Vous m’avez dit au Temple Rouge que vous n’aviez point rencontré le seigneur Belzébuth et la dame Azazel…enfin, ce n’est pas moi qui vais dire le contraire: une personne aussi vraie et merveilleuse que vous devrait se tenir bien loin des affaires de la cité. Elles gâchent la vie d’un homme, lui attribuent bon nombre de charges supplémentaires et on finit par mourir de lassitude…mais je dois dire que c’est temps derniers, plutôt agités, on voit beaucoup d’émissaires du Palais sillonner Esod. Faites attention…il y a parmi eux des gens de toutes sortes qui cachent bien leur jeu, des marchands, des visionnaires…" la Démone darda sur lui des prunelles irridescentes. "Des espions…"
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